Dossier tabac. Volet 3. S’aider des HE et de la phytothérapie pour arrêter de fumer.

Et oui! Les huiles essentielles peuvent compléter l’arsenal classique des thérapies substitutives dans le cadre du sevrage tabagique. La phytothérapie peut aussi vous aider!  J’ai donc décidé les explorer également. Voilà ce que j’ai pu trouver sur le net.

HE

Danièle Festy :

La démarche de l’aromathérapie olfactive est totalement différente des sevrages classiques, lesquels s’appuient sur la restriction (cette dernière « gagne » rarement face au poids de la recherche de plaisir, commandée par le cerveau limbique). Avec les huiles essentielles, on cherche plutôt à remplacer le plaisir du tabac par un plaisir supérieur. Judicieusement choisies, elles vont jouer le rôle de « plaisir » dans le cerveau, exactement comme le faisait la cigarette.

L’aromathérapie olfactive est surtout efficace pour les fumeurs « accros » au geste, à l’apaisement et au plaisir procuré par le tabac. Les dépendants à la nicotine (mais ils ne sont pas majoritaires, loin de là), auront davantage de mal, même si les huiles essentielles leur seront également d’un grand secours.

Le réflexe pour tous : à respirer à même le flacon
HE camomille
À la demande.

Le réflexe hommes : à poser sur les poignets
HE laurier noble
2 gouttes, autant de fois que nécessaire.

Le réflexe femmes : à poser sur les poignets
HE sauge officinale
2 gouttes, autant de fois que nécessaire

Et aussi : à diffuser
HE santal
HE eucalyptus globulus
HE menthe des champs
Un petit peu toute la journée.

C’est gagné si, évidemment, vous ne fumez pas votre cigarette, mais aussi si vous la fumez un peu plus tard (½ heure après votre envie). Ce décalage montrera que vous avez désolidarisé votre envie de fumer avec sa concrétisation, et le sevrage se fera ensuite d’autant plus facilement que le plaisir ressenti à fumer sera fortement atténué grâce aux huiles essentielles. Souvent le fumeur ne va même pas au bout de sa cigarette !

La formule super complète
Demandez au pharmacien de préparer la formule suivante, dans un flacon de 5 ml :

HE myristica fragrans (noix de muscade) 0,5 ml
HE rosmarinus verbenoniferum (romarin verbénone) 1 ml
HE ocimum basilicum (basilic) 1 ml
HE mentha arvensis (menthe des champs) 0,5 ml
HE laurus nobilis (laurier noble) 1 ml
HE angelica archangelica (angélique) 1 ml

Posez 2 gouttes de ce mélange au milieu du front, ainsi que sur la face interne des poignets, que vous respirerez aussi souvent que nécessaire dans la journée ou la nuit (aucune limitation). Vous constaterez que vous en aurez de moins en moins besoin, au fur et à mesure que l’envie de vous adonner à votre drogue, quelle qu’elle soit, s’estompera.

Toutes ces solutions aroma sont tirées du livre 100 réflexes les huiles essentielles à respirer.

carte verso

Aude Maillard :

Les huiles essentielles sont particulièrement adaptées grâce à leur propriétés psychoémotionnelles et informationnelles pour vous aider. Soutenir sa volonté (laurier noble, kunzea), faire preuve d’autorité sur soi-même (cyprès de Provence), de persévérance (romarin à verbénone), apaiser les tensions nerveuses (camomille noble, marjolaine des jardins, petit grain bigaradier…), et surtout aussi gérer la frustration au moment de l’envie ou de la compulsion, voilà autant de propriétés que les huiles essentielles sont susceptibles de vous apporter. Il n’est cependant pas facile de vous citer « LA » synergie qui pour vous serait la plus adaptée. En effet, nous sommes en plein dans le registre psychoémotionnel, l’appréciation et l’impact des odeurs aromatiques sur les pensées et le comportement changent d’un individu à un autre. Ces conseils rentrent typiquement dans le cadre d’une consultation que vous pouvez avoir avec un olfactothérapeute. Il vous guide pour identifier les huiles essentielles en question par rapport à leurs effets sur votre corps physique et vos émotions.

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D. Baudoux :

Une étude clinique avec le poivre noir et le menthol. L’huile essentielle de poivre noir, relativement facile à utiliser, douce et pourtant méconnue.

Dans l’étude publiée par Jed E. Rose et Frederique M. Behrn « Inhalation of vapor from black pepper extract reduces smoking withdrawal symptoms » (parue dans Drug and Alcohol Dependence 34 (1994) 225-229), les auteurs – appartenant à ‘Nicotine Research Laboratory, VA Medical Center and Department of Psychiatry of Duke University, USA’ – ont étudié un dispositif de cigarette de substitution, à savoir un tube à bouffées à base d’huile essentielle de poivre noir (piper nigrum).

L’huile essentielle de poivre noir était en effet susceptible de provoquer de légers effets irritants des voies respiratoires et supprimerait l’envie de fumer. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les effets des composants de cette huile essentielle assez peu utilisée sur les symptômes de sevrage subjectifs au cours d’une brève période d’abstinence tabagique chez 48 fumeurs de sexe masculin âgés de 19 et 56 ans.

Tous les sujets participant à l’étude fumaient entre 20 et 50 cigarettes par jour.

touche

Aide au sevrage par la phytothérapie:

Crocus  (crocus sativus)

C’est un formidable antidépresseur naturel. Cet usage traditionnel a été confirmé par de récentes études cliniques qui en font aujourd’hui l’égal d’un des plus célèbres antidépresseurs chimiques : la fluoxétine. Naturel, aussi efficace et sans effet indésirable, le Crocus sativus est une plante de choix pour éviter les manifestations dépressives et garder le moral en toute circonstance. Riche en huile essentielle, et en vitamines, il agit positivement sur le système nerveux et calme également les douleurs digestives et menstruelles.

Valériane  (valeriana offinalis)

On utilise la racine qui contient de très nombreux composés. Elle est riche en huile essentielle, en acide valérinique et autres principes actifs tels que les valépotriates. L’action conjuguée de ces composés produit des effets sédatifs et relaxants. Ils permettent de réduire la nervosité et l’agitation liées au stress, améliorent l’humeur et la concentration. La Valériane favorise l’endormissement et améliore la qualité du sommeil avec une efficacité aussi grande que les produits conventionnels, sans “assommer” pour autant ceux qui l’utilisent ni provoquer d’accoutumance. Cette plante est utilisée avec succès dans les cures de désintoxication tabagique ; elle calme l’anxiété et la nervosité qui accompagnent le sevrage. Elle entre dans de nombreux programmes phytothérapeutiques pour arrêter de fumer

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4 réflexions sur “Dossier tabac. Volet 3. S’aider des HE et de la phytothérapie pour arrêter de fumer.

  1. Peut-être en parleras-tu, le kudzu est aussi une plante qui aiderait à arrêter les addictions, que ce soit alcool ou tabac. Je suis avec plaisir tes volets, je reste persuadé que c’est la motivation profonde qui aide à arrêter, accompagné d’une compréhension de l’entourage (dis la fille qui n’a pas encore arrêter, voudrait bien, mais pas trop non plus!)

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