Les coups de gueule., Médicaments / Chimie /Additifs.

Un pavé dans la pharmacie! 

Le député Bernard Debré, et le Pr. Philippe Even, publient un « livre choc » passant au crible 4 000 médicaments, dont 50% ne serviraient à rien, et certains seraient même dangereux. Ce livre, intitulé « Le guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles, ou dangereux », arrive comme un pavé dans… la pharmacie.

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Les laboratoires pharmaceutiques les fabriquent, les autorités sanitaires les mettent sur le marché, et les médecins les prescrivent. Ce sont eux, finalement, les plus visés par ce « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », qui recense « 50 % de médicaments inutiles, 20 % de mal tolérés, et 5 % de potentiellement dangereux ». L’ouvrage dénonce également le paradoxe selon lequel 75% de ces médicaments sont remboursés.

Derrière ce « livre choc », deux personnalités ultra-médiatiques dans le monde de la santé : le député Bernard Debré, ancien doyen de la Faculté de médecine de Paris, et le Pr. Philippe Even, directeur de l’Institut Necker.

Suite à l’affaire du Mediator, les deux hommes s’étaient vus confier une mission par l’ancien président, Nicolas Sarkozy, et avaient remis en 2011 un rapport sur la réforme du système du médicament.

Le Nouvel Observateur publie sur son site Internet une liste de 58 médicaments jugés dangereux, « à proscrire immédiatement », parmi lesquels des anti-inflammatoires, des médicaments cardiovasculaires, des contraceptifs comme certaines pilules de troisième génération.

En ligne de mire également, les statines, utilisées contre le cholestérol, « avalées par 3 à 5 millions de Français », qui « coûtent à la France 2 milliards d’euros par an » et que les auteurs jugent « complètement inutiles ».

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Autant de médicaments sur la sellette depuis plusieurs mois…

Tout en clamant dans une vidéo sur le site du Nouvel Observateur que ce livre est « un livre d’information, pas d’opinion », le Pr. Even qualifie l’industrie pharmaceutique de « la plus lucrative, la plus cynique, et la moins éthique de toutes les industries ».

Le Pr. Even dénonce une industrie, qui, pour gagner de plus en plus d’argent, a « tenté d’allonger la France entière en élargissant la définition des maladies. Nous sommes tous devenus des hypertendus, des diabétiques, des hypercholestérolémiques, des artériels, des ostéoporotiques et des fous de puissance ».

Selon le calcul des deux auteurs, dérembourser la plupart des traitements mis en vente en pharmacie rapporterait 10 milliards d’euros à l’assurance maladie. Le Pr. Even clame depuis plusieurs années que pour régler le déficit de la sécurité sociale, « il suffit de retirer du marché les médicaments dangereux, inutiles ou inefficaces ».

 http://www.dailymotion.com/video/xthos4_medicaments-dangereux-laxisme-demagogie-et-incompetence_news

La revue Prescrire lance un pavé dans la mare en publiant sa nouvelle liste de médicaments qui devraient être retirés du marché. Efficacité mitigée, effets secondaires trop importants…

Après le retrait de Diane 35 (d’ici qq mois) et la polémique sur les pilules contraceptives de 3e et 4e générations, les Français regardent d’un œil plus inquiet leur armoire à pharmacie. Le dernier numéro de la revue Prescrire ne va pas les rassurer. Elle vient de publier une liste de médicaments actuellement en vente qui, de son avis, n’auraient pas dû bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) car leur balance bénéfices-risques est défavorable ou leur intérêt thérapeutique discutable.

La liste noire des médicaments :

En cardiologie : l’aliskirène (Rasilez®); le fénofibrate (Lipanthyl® ou autre), le bézafibrate (Befizal®) et le ciprofibrate (Lipanor® ou autre) ; l’ivabradine (Procoralan®) ; le nicorandil (Adancor® ou autre) ; la trimétazidine (Vastarel® ou autre) : la dihydroergocryptine (dans Vasobral®) ; la dihydroergocristine (Iskédyl®) ; la dihydroergotoxine (Hydergine®) ; la nicergoline (Sermion® ou autre) ; l’association à doses fixes cafédrine + théodrénaline (Praxinor®) ; la triple association à doses fixes amlodipine + valsartan + hydrochlorothiazide (Exforge HCT®).

En cancérologie – hématologie : le catumaxomab (Removab®) ; le panitumumab (Vectibix®); la trabectédine (Yondelis®) ; le vandétanib (Caprelsa®) ; la vinflumine (Javlor®) ; le fer dextran (Ferrisat®)

En dermatologie – allergologie : le tacrolimus dermique (Protopic®) ; la méquitazine (Primalan®) ; la prométhazine injectable (Phenergan®).

En diabétologie – nutrition : les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase 4 (DPP-4) tels que la saxagliptine (Onglyza®), la sitagliptine (Januvia®, Xelevia®) et la vildagliptine (Galvus®) ; l’orlistat (Xenical® ou autre).

En gynécologie – endocrinologie : la tibolone (Livial®).

En gastro-entérologie : la dompéridone (Motilium® ou autre) ; le prucalopride (Resolor®).

En infectiologie : la moxifloxacine (Izilox®) ; la télithromycine (Ketek®).

En neurologie : la flunarizine (Sibelium®) ; l’indoramine (Vidora®) ; le natalizumab (Tysabri®) ; la tolcapone (Tasmar®).

En psychiatrie – dépendances : l’agomélatine (Valdoxan®) ; la duloxétine (Cymbalta®) ; le milnacipran (Ixel® ou autre) ; la tianeptine (Stablon®) ; la venlafaxine (Effexor® LP ou autre) ; l’asénapine (Sycrest®) ; l’étifoxine (Stresam®) ; le méprobamate utilisé comme anxiolytique dans Kaologeais® et dans Precyclan® ; la bupropione (Zyban®) ; la varénicline (Champix®).

En pneumologie – ORL : l’almitrine (Vectarion®) ; la pholcodine ; l’éphédrine, la naphazoline ; l’oxymétazoline ; le pseudoéphédrine ; le tuaminoheptane ; l’omalizumab (Xolair®) ; la pirfénidone (Esbriet®) ; le tixocortol (associé avec la chlorhexidine dans Thiovalone®).

En douleur – rhumatologie : le célécoxib (Celebrex®) ; l’étoricoxib (Arcoxia®) ; le parécoxib (Dynastat®) ; la floctafénine (Idarac®) ; le kétoprofène en gel (Ketum® gel ou autre) ; le néfopam (Acupan® ou autre) ; le nimésulide (Nexen® ou autre) ; le piroxicam (Feldène® ou autre) ; le dénosumab (Prolia®) ; le strontium ranélate (Protelos®) ; le tériparatide (Forsteo®) ; la diacéréine (Art 50® ou autre) ; la glucosamine (Voltaflex® ou autre) ; le méthocarbamol (Lumirelax®) ; le thiocolchicoside (Coltramyl® ou autre), la quinine (Hexaquine®, Okimus®, Quinine vitamine C Grand®) dans les crampes ; la spécialité Colchimax® (colchicine + poudre d’opium + tiémonium) ; l’association dexaméthasone + salicylamide + salicylate d’hydroxyéthyle (Percutalgine®) et l’association prednisolone + salicylate de dipropylène glycol (Cortisal®).

 Pour en savoir plus, lire sur le site du Nouvel Obs, l’entretien avec Philippe Even qui estime que « L’entreprise médicale menace la santé ».

Le Nouvel Observateur a mis par ailleurs en ligne une infographie intitulée « la liste noire des 58 médicaments dangereux », qui comprend des médicaments cardiovasculaires, des anti-inflammatoires, des pilules contraceptives, etc.

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Retrouvez aussi mes autres « coups de gueule » en rapport avec le sujet dans le bouillon de culture!

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