Psychologie / Mode de vie.

La psychologie positive. La théorique. ॐ

Non non, je ne m’improvise pas gourou, rassurez vous! Aujourd’hui je vous propose un petit topo, si je puis dire, sur un sujet qui me porte à coeur, la psychologie positive. J’ai décidé dans cet article d’aborder la psychologie et non la pensée positive. Beaucoup de gens confondent la «psychologie positive» avec la «pensée positive». Cette distinction est pourtant fondamentale et lourde de conséquence puisque ces deux courants ont des origines tout à fait différentes. La psychologie positive a été lancée en 1998 par un psychologue (alors président de l’association professionnelle la plus importante au monde en ce domaine) et se construit par des recherches scientifiques publiées dans des revues révisées par les pairs.

Dans un premier temps un peu de théorie « rébarbative » avant de passer au concret…. j’espère ne pas vous perdre en route!
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La psychologie positive est un courant de recherche et de pratique qui a été lancé en 1998 par Martin Seligman. Selon ce dernier, la psychologie avait consacrée trop exclusivement ses efforts à comprendre et traiter les maladies mentales. Par ses arguments et son influence, Seligman a ouvert la voie à de nombreuses recherches scientifiques dédiées à comprendre le développement optimal, les forces et l’épanouissement humain . En positionnant la maladie mentale à l’extrémité d’un continuum, on devrait situer le centre d’intérêt de la psychologie positive à l’autre extrémité, du côté de la santé et non de la maladie. Si la psychologie a surtout cherché comment aider les gens à passer de -5 à 0 sur une échelle du bien-être, la psychologie positive vise plus spécifiquement le passage de 0 à +5.

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S’intéresser à la psychologie positive ne consiste pas à se percevoir ou à observer le monde qui nous entoure d’une manière idéalisée, comme au travers de lunettes roses. Il ne s’agit pas non plus de mettre de côté les connaissances acquises sur la souffrance psychique et sur les moyens d’y remédier. Le courant de la psychologie positive considère simplement qu’à côté des multiples problèmes et dysfonctionnements individuels et collectifs s’exprime et se développe toute une vie riche de sens et de potentialités. En se préoccupant de ce qui arrime l’individu à sa vie et au monde, elle aborde souvent des questions philosophiques, notamment le sens de la vie ou le système de croyances, et même de philosophie morale en soulignant l’intérêt de l’engagement, ou de l’activité.

 La « psychologie positive » s’intéresse à ce qui rend les gens heureux. Son objectif est de développer la capacité d’aimer et d’être aimé, de donner du sens à nos actions, d’être responsables de ce que nous pouvons changer, d’être résilients face à ce que nous ne pouvons pas éviter. Le programme de recherche international sur la capacité des moines tibétains à se remplir d’émotions positives est une belle illustration de cette nouvelle psychologie. Par la pratique, ils peuvent radicalement transformer l’état de leur cerveau vers plus de sérénité et de compassion. Ils montrent qu’il est donc possible d’entraîner le cerveau vers un bonheur hors norme… 

Pour ceux d’entre nous qui ne seront jamais moines, les premières grandes études de la psychologie positive ouvrent des perspectives plus facilement praticables : elles nous demandent, par exemple, de noter dans un journal (au moins une fois par semaine) les événements les plus positifs que nous avons vécus et comment nous y avons contribué. Après seulement six semaines (à peu près le même temps que celui nécessaire à l’action d’un antidépresseur…), la satisfaction que nous procure notre vie s’est considérablement améliorée.

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Un des résultats les plus solides de la psychologie positive est l’importance démontrée de notre connexion aux autres. Mihaly Csikszentmihalyi – le spécialiste des expériences optimales – remarque que « les gens sont le plus heureux lorsqu’ils sont en compagnie d’autres êtres humains. Le pire à se souhaiter est de rentrer seul à la maison sans rien à faire de particulier, et c’est précisément ce qu’une grande partie des gens croit désirer le plus! » La simple poursuite du « plaisir », selon Seligman, ne conduit pas à un bien-être durable. Ce qui construit le bonheur, ce serait «l’engagement» – dans une relation amoureuse, une famille, un travail, une communauté – ou « donner du sens à son action » : se servir de ce que l’on a de mieux en soi pour contribuer au bien-être des autres.

Le-bonheur-a-tout-prix-France-5  La psychologie positive ne relève pas d’une conception égocentrique, caractérisée par la quête quasi exclusive de l’épanouissement et du développement personnel. Elle concerne également les relations interpersonnelles et les questions sociales, voire politiques. Les différents thèmes abordés par la psychologie positive correspondent à ces trois niveaux de l’être humain, comme le montrent les quelques exemples suivants :

– au niveau individuel : bien-être et bonheur, créativité, sentiment d’efficacité personnelle, estime de soi, humour, sens de la vie, optimisme, …

– au niveau interpersonnel : altruisme, amitié et amour, coopération, empathie, pardon, …

– au niveau social : courage, engagement militant, médiation internationale, …

>> L’école du rire.

>> La psychologie positive.

>> La psychologie positive et la science du bonheur.

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